Joyau du patrimoine islamique et africain, la mosquée de Djingareyber est l’un des monuments les plus emblématiques de Tombouctou, la légendaire Cité des 333 Saints.
Construite entre 1325 et 1327, à l’initiative du prestigieux empereur Kankou Moussa, au retour de son pèlerinage à La Mecque (1324–1325), la mosquée fut conçue par le célèbre architecte andalou Abou Ishaq es-Sahéli. Selon l’historien Ibn Khaldoun, l’empereur offrit à ce dernier 12 000 mithqals, soit près de 200 kg de poussière d’or, pour la réalisation de cet édifice exceptionnel.
Entièrement bâtie en banco, un matériau traditionnel à base de terre crue, la mosquée illustre parfaitement le génie architectural soudano-sahélien, alliant sobriété, durabilité et spiritualité.
Entre 1570 et 1583, l’édifice fut reconstruit et agrandi par l’Imam Al Aqib, alors Cadi de Tombouctou, qui ajouta la partie sud ainsi que le mur d’enceinte du cimetière situé à l’ouest, renforçant ainsi son importance religieuse et communautaire.
Aujourd’hui, la mosquée de Djingareyber demeure la plus grande de Tombouctou. Elle peut accueillir jusqu’à 12 000 fidèles, témoignant de son rôle central dans la vie spirituelle de la ville depuis plus de sept siècles.
Djingareyber n’est pas seulement une mosquée, c’est un héritage vivant, un témoin silencieux de la grandeur intellectuelle, culturelle et spirituelle de du Mali, et l’Afrique médiévale.
#Capture photo : I Yayé tv, décembre 2025
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