Une attaque d’envergure visant des infrastructures industrielles a été menée dans la nuit du dimanche 11 janvier 2026 dans le cercle de Bafoulabé, dans l’ouest du Mali.
Selon des sources locales, près d’une centaine d’hommes lourdement armés, circulant sur environ cent motos, ont lancé des assauts coordonnés contre plusieurs unités industrielles situées le long de la route nationale RN22, aux alentours de 2 heures du matin…
Les assaillants ont été signalés vers 7 heures dans la localité de Selinkegny, à une trentaine de kilomètres de Bafoulabé, avant de se scinder en deux groupes. Le premier s’est dirigé vers l’usine Stones, tandis que le second a pris la direction de la région de Kayes, ciblant notamment la Carrière et Chaux du Mali (CCIM) à Karaga ainsi que l’usine Diamond Cement à Gangonteri.
D’importants dégâts matériels ont été constatés sur les sites touchés. Des chargeurs industriels ainsi qu’un car ont été incendiés. D’épaisses colonnes de fumée étaient visibles depuis Selinkegny, située à proximité des différentes installations attaquées.
Trois employés de l’usine Diamond Cement auraient été enlevés lors de l’attaque, selon les premières informations disponibles. Aucune perte en vies humaines ni blessé n’a été officiellement signalé à ce stade.
Contacté par téléphone, Ibrahima Diawara, PDG de Diamond Cement, a confirmé l’attaque contre son site. « Nous avons subi une attaque par des hommes armés. Je ne dispose pas encore de plus d’informations », a-t-il déclaré, ajoutant que « d’autres sociétés de ciment, dont une usine appartenant à des intérêts indiens, ont également été visées ».
Face à la situation sécuritaire, la traversée du fleuve dans a été temporairement suspendu dans zone.
#Source : BM/OS (AMAP)
